L’ASECNA qualifie de ’’souveraine’’ la décision de Dakar de gérer façon autonome ses ressources aéroportuaires

Les autorités de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) ont qualifié de ‘’souveraine’’ la décision de l’Etat du Sénégal de gérer ’’façon autonome’’ des ressources financières perçues au titre des droits de trafic intérieur habituellement versés à l’Agence.
Le directeur général de l’Agence Youssouf Mahamat et le président de son conseil d’administration Jacques Courbin ont estimé, au cours d’un point de presse tenu vendredi, que cette décision relève de la ‘’souveraineté nationale’’ du Sénégal tout en espérant que le pays ‘’fera mieux que l’ASECNA’’ dans cette perspective.
Le ministre sénégalais des Tranports aériens a annoncé mardi la décision de l’Etat du Sénégal de gérer lui-même les ressources financières perçues au titre des droits de trafic intérieur habituellement versés à l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), tout en réaffirmant sa participation à cette organisation panafricaine.
’’Il est temps d’avoir une nouvelle clé de répartition qui permette au Sénégal d’accéder à la gestion autonome de ses ressources aéroportuaires. Il faut que le Trésor public accède à ses ressources nationales’’, avait déclaré le ministre des Transports aériens Farba Senghor lors d’une rencontre avec la presse.
Pour Mahamat Youssouf, l’ASECNA ‘’ne peut pas juger du pourquoi et du comment le Sénégal va gérer actuellement’’ ses activités aéronautiques.
Par gestion du trafic intérieur, il faut comprendre, a précisé Youssouf Mahamat, toute la partie commerciale, le traitement des passagers, le stationnement des avions, les locations de voitures, etc.
Par contre la gestion de l’espace et de la sécurité aériens du Sénégal relève de la compétence de l’ASECNA, a également souligné M. Youssouf.
‘’C’est la volonté politique des Etats de créer l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar, c’est aussi la volonté des Etats de la faire éclater’’, a déclaré le président du conseil d’administration Jacques Courbin.
A propos de la gestion des ressources, le directeur général a trouvé ’’normal’’, ’’naturel’’ que les Etats ’’regardent là où il y a un léger mieux’’ et le ’’demander’’.
Le directeur général a qualifié d’’’accessoires’’ ces ressources, car ne représentant que 4,5 % du chiffres d’affaires reversé à l’ASECNA. ‘’Ces ressources ne représentent pas une grande part dans les ressources de l’ASECNA’’, selon Youssouf Mahamat.
Concernant la ‘’gestion des activités de gestion et d’entretien de toute exploitation d’utilité commerciale, aéronautique ou météorologique dénommées activités nationales’’, chacun des Etats signataires de la Convention de Dakar peut ’’confier la gestion’’ de ces activités à l’Agence.
C’est ainsi que l’ASECNA a géré en 2006, sur la base de ’’contrats particuliers’’, la gestion des activités aéronautiques de neuf Etats membres dont le Sénégal.
L’annonce la décision du gouvernement sénégalais fait suite à une décision similaire de Madagascar qui a fait part de son ’’souhait de se retirer de l’Agence, à compter du 1-er novembre 2007 avec un préavis réglementaire de six mois qui court jusqu’au 1-er mai 2008’’.
Selon un document remis à la presse, les autorités de l’Agence avancent que ‘’cette situation avec l’Etat de Madagascar n’est pas une première dans les annales de l’histoire de l’ASECNA’’.
‘’Des situations similaires ont été vécues dans le passé avec les Etats du Mali et de Centrafrique’’, indique ce document qui ajoute que ‘’fort heureusement la sagesse et les impératifs opérationnels ont permis à ces Etats de réintégrer l’Agence’’.
Le Congo a récemment menacé de quitter l’ASECNA. Toutefois, le directeur général a confirmé la présence des Congolais et des Mauritaniens lors d’un conseil tenu début juillet à Brazzaville.
Selon Youssouf Mahamat, l’ASECNA ’’n’est pas menacée par la rupture’’ des ‘’contrats particuliers’’ et ’’l’ASECNA se porte mieux’’.
L’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) est un établissement public à caractère multinational créé le 12 décembre 1959 par la convention de Saint-Louis du Sénégal modifiée par la convention de Dakar de 1974.
La structure regroupe la France et 17 Etats africains (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Comores, Congo, Côte-d’Ivoire, Gabon, Guinée Bissau, Guinée équatoriale, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad, Togo).
Dakar, 9 nov (APS)
Commenter cet article sur Facebook









Messages
je suis burkinabè et tutilaire d’un bac c.
je voudrais savoir si possible la date du lancement du concours direct d’entrée a l’asecna
je suis mauritanien niveau bac ,j’ai mon bt comptabilite et dts comptabilite j’aimerai participe le prochain concour.
Veuillez recevoir mes sentiments